Bilan cinéma 2010 : mes mini-tops de l’année

C’est la fin de l’année, voici venue l’heure des bilans. A l’instar de mes congénères blogueurs, j’avoue que j’aime assez hiérarchiser tout et n’importe quoi. Alors je me suis dit, Séraphin, pourquoi tu ferais pas plein de petits tops pour synthétiser la riche année de cinéma qui vient de s’achever ? Hein pourquoi pas ?

LES FILMS

Les bonnes surprises de l’année contre toute attente :
1. MOTHER de Bong Joon-Ho
2. BURIED de Rodrigo Cortés
3. L’EPINE DANS LE COEUR de Michel Gondry
4. LES PETITS RUISSEAUX de Pascal Rabaté
5. TOUT CE QUI BRILLE de Géraldine Nakache et Hervé Mimran

Les déceptions de l’année :
1. LES PETITS MOUCHOIRS de Guillaume Canet
2. ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de Tim Burton
3. SHERLOCK HOLMES de Guy Richie
4. ADELE BLANC-SEC de Luc Besson
5. GAINSBOURG – VIE HEROIQUE de Joann Sfar

Le cinéma français se serait bien passé de ce genre d’images.

Les films visuellement très très joulis de l’année :
1. RUBBER de Quentin Dupieux
2. ENTER THE VOID de Gaspar Noé
3. LES AMOURS IMAGINAIRES de Xavier Dolan
4. ONCLE BOONMEE de Apichatpong Weerasethakul
5. A SINGLE MAN de Tom Ford

Les films imbitables de l’année :
1. FILM SOCIALISME de Jean-Luc Godard
2. ONCLE BOONMEE
3. COPIE CONFORME de Abbas Kiarostami
4. HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT – PARTIE 1 de David Yates
5. RESIDENT EVIL 3D : AFTERLIFE de Paul W. S. Anderson

Les films de malades mentaux mais bien coolos quand même :
1. RUBBER
2. ENTER THE VOID
3. GENTLEMEN BRONCOS de Jared Hess
4. AMES EN STOCK de Sophie Barthes
5. BAD LIEUTENANT : ESCALE A LA NOUVELLE ORLEANS de Werner Herzog

Les délires persos de l’année, tellement persos que celui qui a le plus pris son pied c’est l’abruti qui a fait le film :
1. ENSEMBLE NOUS ALLONS VIVRE UNE TRES TRES GRANDE HISTOIRE D’AMOUR de Pascal Thomas
2. GAINSBOURG – VIE HEROIQUE
3. FATAL de Michael Youn
4. MR NOBODY de Jaco Van Dormael
5. CAMPING 2 de Fabien Onteniente

Les comédies françaises nulles à chier de l’année :
1. ADELE BLANC-SEC
2. L’ITALIEN de Olivier Baroux
3. LE MAC de Pascal Bourdiaux
4. CAMPING 2
5. UNE PETITE ZONE DE TURBULENCES d’Alfred Lot

Les films ennuyeux, fatigants voire interminables de l’année :
1. ONCLE BOONMEE
2. MY OWN LOVE SONG de Olivier Dahan
3. VALHALLA RISING de Nicolas Winding Refn
4. THE AMERICAN de Anton Corbijn
5. PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DU TEMPS de Mike Newell

Les films sinistres, glauques voire sordides de l’année :
1. PRECIOUS de Lee Daniels
2. THE KILLER INSIDE ME de Michael Winterbottom
3. LES PETITS MOUCHOIRS
4. POETRY de Lee Chang-Dong
5. JUST ANOTHER LOVE STORY de Ole Bornedal

Les films dont la fin met bien sur le cul :
1. KABOOM de Gregg Araki
2. A SERIOUS MAN de Joel & Ethan Coen
3. SHUTTER ISLAND de Martin Scorsese
4. ENTER THE VOID
5. VALHALLA RISING

Les docus de l’année :
1. L’EPINE DANS LE COEUR de Michel Gondry
2. YVES SAINT-LAURENT & PIERRE BERGE : L’AMOUR FOU de Pierre Thoretton
3. WHEN YOU’RE STRANGE de Tom DiCillo
4. JEAN-MICHEL BASQUIAT : THE RADIANT CHILD de Tamra Davis
5. INSIDE JOB de Charles Ferguson

Les films gravement surcotés de l’année :
1. ONCLE BOONMEE
2. POETRY
3. COPIE CONFORME
4. GAINSBOURG : VIE HEROIQUE
5. AJAMI de Scandar Copti et Yaron Shani

Les meilleures scènes de l’année :
1. Dans The ghost-writer, la superbe scène finale (que je ne raconterai pas).
2. Dans Dans ses yeux, le fabuleux plan-séquence qui démarre au dessus d’un stade et s’achève sur le terrain après une incroyable course-poursuite dans les travées.
3. Dans Rubber, le long travelling qui fait suite au meurtre du lapin, où l’en ressent la plénitude d’un pneu qui vient de tuer sauvagement une bête sans défense
4. Dans Kick-ass, le premier passage à l’acte de Hit Girl dans un déchaînement de violence et de gore totalement inattendu.
5. Dans Very Bad Cops, le saut dans le vide du super-tandem Jackson/Johnson (attention spoiler).
6. Dans Machete, la descente en rappel de Machete avec un intestin grêle en guise de corde.
7. Dans Mother, la troublante scène d’ouverture qui prendra tout son sens à la fin du film.
8. Dans Inception, le rêve d’Ellen Page et Leo DiCaprio dans les rues parisiennes.
9. Dans Fatal, les nominations aux Music Awards de la musique.
10. Dans Daybreakers, la mort ultra-gore du bad guy.

Les scènes grotesques de l’année :
1. Dans Resident evil 3D : Afterlife, la rencontre avec le grand méchant décontracté du gland sur son fauteuil hi-tech.
2. Dans Alice au pays des merveilles, le Futterwacken de Johnny Depp, que l’on redoutait tout au long du film.
3. Dans Potiche, la chanson finale de Catherine Deneuve.
4. Dans Oncle Boonmee, la visite à la table familiale d’un fils disparu devenu tout poilu.
5. Dans The tourist, le méchant mafieux torturant Angelina Jolie en dérangeant ses étagères.
6. Dans Tout ce qui brille, la grosse colère de Leila Bekhti après sa pote Géraldine Nakache.
7. Dans Expendables, Mickey Rourke repeignant sa guitare en chouinant.
8. Dans Unstoppable, les inévitables scènes de liesse générale au moment où tout rentre dans l’ordre.
9. Dans Les petits mouchoirs, les trente dernières minutes du film.
10. Dans Adèle Blanc-Sec, tout le film.

Les génériques de l’année :
1. Générique d’ouverture d’Enter the void
2. Générique d’ouverture de Gentlemen Broncos
3. Générique de fin de Sherlock Holmes
4. Générique de fin de Robin des bois
5. Générique de fin de Soul kitchen

Les répliques les plus classes de l’année :
1. « J’aime bien votre rire. – Moi j’aime pas le vôtre, il pue votre rire. – Ben c’est normal, il sent un peu la charogne.«  (Albert Dupontel et Jean Dujardin dans Le bruit des glaçons)
2. « Tu es encore mouillée ? – Non. Je me suis essuyée avec un Kleenex. » (fiston Dylan Riley Snyder et maman Allison Janney dans Life during wartime)
3. « Pourquoi dans JFK, d’Oliver Stone, un inconnu assassine-t-il le président des Etats-Unis? No reason. » (Stephen Spinella dans le superbe monologue d’ouverture de Rubber)
4. « Machete don’t text.«  (Danny Trejo dans Machete)
5. « Ca doit être fumé au bois d’Applewood ça, je me trompe ? – Je sais pas, j’ai pas fait un master en jambon moi.«  (Gérard Depardieu et Gustave Kervern dans Mammuth)

Les répliques les plus cons de l’année :
1. « La prochaine fois ce sera tes couilles.«  (Jason Statham après avoir poignardé un ballon de basket dans Expendables)
2. « Bon écoutez-moi bien Ramsès de mes deux » (Louise Bourgoin dans Adèle Blanc-Sec)
3. « Moi si on me dit pas tout je réponds patate.«  (Jonathan Lambert dans L’amour c’est mieux à deux)
4. « Et je respecte la nappe phréatique aussi, je fais uniquement caca dans mon jardin.«  (Stéphane Rousseau dans Fatal)
5. « Je meurs à l’instant si un jour j’te reparle. » (Leila Bekhti dans Tout ce qui brille)

LES GENS

Les acteurs de l’année :
1. Stephen Spinella (Rubber) car son monologue au début du film est ce qu’on a vu de mieux au cinéma cette année (le reste du film aussi d’ailleurs).
2. Gérard Depardieu (Mammuth) car il EST Mammuth, autant qu’il a été Cyrano de Bergerac, Alphonse Tram, le Père Donissan ou Quentin de Montargis.
3. Jemaine Clement (Gentlemen Broncos) car son personnage est génial et il le joue génialement.
4. Adam Butcher (Dog pound) car quand il se met en colère, il est vraiment flippant.
5. Bill Nighy (Petits meurtres à l’anglaise) car son jeu tout en bouffonnerie flegmatique peut sauver un film à lui seul.

Les actrices de l’année :
1. Allison Janney (Life during wartime) car partout où elle passe, les films s’illuminent (cf. Away we go)
2. Juno Temple (Kaboom) car j’en suis tombé amoureux.
3. Carey Mulligan (Une éducation) car c’est une future grande.
4. Anne-Elizabeth Bossé (Les amours imaginaires), car chacune de ses paroles est hilarante de vérité.
5. Scarlett Johansson (Iron Man 2) car Scarlett sera toujours Scarlett.

Les acteurs nuls de l’année :
1. Jérémie Rénier (Potiche)
2. Romain Duris (L’arnacoeur)
3. Johnny Depp (The tourist)
4. Ben Affleck (The town)
5. Jay Baruchel (L’apprenti sorcier)

Les actrices nulles de l’année :
1. Louise Bourgoin (Adèle Blanc-Sec)
2. Angelina Jolie (The tourist)
3. Judith Godrèche (Potiche)
4. Juliette Binoche (Copie conforme)
5. Penélope Cruz (Nine)

Les guests de l’année :
1. P. Diddy dans American trip.
2. Michael Keaton dans Very bad cops.
3. Bouli Lanners dans Mammuth.
4. Arnold Schwarzenegger dans Expendables.
5. Patti Smith dans Film Socialisme.

Les catastrophes capillaires de l’année :
1. Angelina Jolie (Salt)
2. Ben Stiller (Greenberg)
3. Jim Carrey (I love you Phillip Morris)
4. Romain Duris (L’homme qui voulait vivre sa vie)
5. Tobey Maguire (Brothers)

Les méchants de l’année :
1. Robert (Rubber)
2. Stanley Tucci (Lovely bones)
3. Jeremy Renner (The town)
4. Robert De Niro (Machete)
5. Mickey Rourke (Iron Man 2)

LA ZICMU

Les bandes originales de l’année :
1. The social network (Trent Reznor et Atticus Ross)
2. Fantastic Mr Fox (Alexandre Desplat)
3. Rubber (Mr Oizo et Gaspard Augé)
4. Inception (Hans Zimmer)
5. Yves Saint-Laurent & Pierre Bergé : L’amour fou (Come Aguiar)
6. Dog pound (Balmorhea, K’Naan et Nikkfurie)
7. A serious man (Carter Burwell)
8. The ghost-writer (Alexandre Desplat)
9. Sherlock Holmes (Hans Zimmer)
10. Bad lieutenant (Mark Isham)

Les tracklists de l’année :
1. SHUTTER ISLAND, avec Krzysztof Penderecki, Max Richter, Brian Eno
2. SOUL KITCHEN, avec Kool and the Gang, Boogaloo Joe Jones, Quincy Jones
3. AMER, avec Stelvio Cipriani, encore Stelvio Cipriani, Bruno Nicolai
4. WHEN YOU’RE STRANGE, avec The Doors, The Doors, The Doors, The Doors
5. LES AMOURS IMAGINAIRES, avec Dalida, The Knife, Indochine, Comet Gain
6. GENTLEMEN BRONCOS, avec Zager and Evans, Scorpions, Buck Owens
7. KABOOM, avec Yeah Yeah Yeahs, Engineers, The Depreciation Guild, Placebo
8. KICK-ASS, avec Prodigy, John Murphy, The Pretty Reckless, Primal Scream
9. DATE LIMITE, avec Sam & Dave, Cream, Fleet Foxes, MIMS
10. VERY BAD COPS, avec Goldfrapp, Foo Fighters, Wyclef Jean, Phil Collins

Top 10 des morceaux de l’année 2010

Comme tout le monde j’ai envie d’y aller de mon petit top 10 (pour les films, ça vient bientôt). Je pense que ces super morceaux se suffisent à eux-mêmes, par conséquent je m’abstiendrai de tout commentaire. Joyeuse écoute.

1. CHILLY GONZALES – Knight Moves (album Ivory Tower)

 

2. PACIFIC! – Venus Rising (album Narcissus)

3. DARKSTAR – Dear Heartbeat (album North)

4. CRYSTAL CASTLES – Violent Dreams (album Crystal Castles)

5. AEROPLANE – We can’t fly (album We can’t fly)

(ndh : je n’ai pas trouvé le morceau complet, allez donc l’écouter en entier sur les plateformes d’écoute légales)

6. MR OIZO & GASPARD AUGE – Tricycle Express (album Rubber)

7. PVT – Window (album Church with no magic)

8. AUFGANG – Dulceria (album Air on fire)

9. ROYKSOPP – Senior Living (album Senior)

10. SOLAR BEARS – Crystalline (album She was coloured in)

Top 10 des bandes originales superbement incongrues de Vladimir Cosma

A l’heure où l’on vient de nommer cinq des plus mauvais films de l’année dans la catégorie Meilleure comédie des Golden Globes (j’exagère À PEINE), j’ai décidé (un peu inconsciemment) que la coupe était pleine et qu’il était temps de rendre hommage au vrai cinéma comique bien de chez nous, celui de Gérard Oury, Claude Zidi et autres Francis Veber.

Après mon petit laïus d’il y a quinze jours sur l’excellente autobiographie de ce dernier, j’ai maintenant envie de m’atteler à un autre gros dossier. Car que seraient tous ces gens-là sans l’apport incontournable de Vladimir Cosma, compositeur d’origine roumaine bi-césarisé, une fois pour la BO de Diva de Jean-Jacques Beineix, l’autre pour Le Bal d’Ettore Scola ? Je vous le demande.

D’ailleurs ce n’est pas de ces oeuvres-là dont je veux parler. Pas même de Reality, chanson-phare de La Boum, et encore moins de la non moins mythique chanson de Guy Marchand, Destinée, dont Cosma est le compositeur. Car là où Vlad a excellé en silence, sans recevoir jamais une seule récompense digne de ce nom, c’est dans la musique de comédie, y incorporant à chaque fois sa touche personnelle, une flûte de pan, un cymbalum ou un joyeux pipeau ; une audace constante qui fait de lui, non je n’ai pas peur de le dire, une sorte d’Ennio Morricone français. Oui madame.

1. L’aile ou la cuisse
Voilà un morceau qui synthétise parfaitement tout l’art de Vladimir Cosma. Ça commence comme un Te Deum de Charpentier, mais cette effusion classique est bien vite oubliée avec cette succession d’anachronismes à la fois ridicules et fabuleux, à base de voix féminines, de lignes de basse minimalistes et de hi-hats batifolants. Un ensemble génialement grotesque qui sied bien au film qu’il illustre, ce chef-d’oeuvre de Claude Zidi incarné par Coluche et Louis de Funès.

2. Clérambard
Avant d’illustrer une insupportable pub Ricoré de 2004, ce morceau intitulé Les demoiselles de province figurait dans la bande originale de Clérambard, un film d’Yves Robert avec Philippe Noiret (1969). Mais écoutez de plus près la finesse de l’arrangement, cette mélodie jouée par ce que je pense être une variété de kazoos, posée sur une basse funky, un beat énergique et un accompagnement cuivré tout à fait dans le style de ce qui se faisait dans les films de gangsters italiens à la même époque (Morricone tout ça).

3. Le Placard
Bon, Le Placard, on aime ou on n’aime pas le film (moi j’aime) mais il faut quand même admettre que ce thème principal est proche de la perfection, et aurait très bien pu accompagner un film de Fellini sans qu’on fasse la différence avec son compositeur habituel, Nino Rota (qui est une de mes idoles, soit dit en passant). J’ai créé un compte soundcloud rien que pour ce morceau, faites-lui honneur.

4. Le dîner de cons
On a tendance à l’oublier mais s’il est vrai que le scénario du Dîner de cons a quelque chose d’éblouissant, au même titre que la performance de ses acteurs, c’est aussi le cas de sa bande originale. Il semble que Vladimir Cosma ait vécu à la fin du XXe siècle une sorte de révélation reinhardtienne car sa composition pour le Dîner de cons dénote d’influences manouches aussi impromptues que surprenantes, maîtrisées à la perfection (retrouvées plus tard dans différents titres de la BO du Placard d’ailleurs). Mais l’adepte du mélange de styles qu’est notre ami Vlad ne s’arrête pas là et balance une orchestration classique du plus bel effet. Et ça donne ça :

5. Les aventures de Rabbi Jacob
Là encore tout y est, la basse délicatement slappée, les cuivres, les cordes, les voix, et la mélodie qui claque. C’est tout.

6. Les compères
En 1983, Vladimir Cosma avait déjà un peu tout fait. Mais pas encore un thème principal siffloté comme quand on va à la pêche entre potes. C’était parfait pour Les Compères, encore un excellent film de Francis Veber. D’ailleurs si tu z’aimes les musiques de films avec un mec qui siffle dedans, tu peux aussi consulter ce top 10 spécial « thèmes de films avec un mec qui siffle dedans ».

7. Banzai
Je ne sais pas si Vladimir Cosma s’est drogué dans sa vie, mais s’il l’a fait, je pense qu’il a composé cette BO dans un sacré trip. C’est donc une sorte d’hymne funky accentuée de scintillements japanisants et de scansions vigoureuses qu’il offre à Claude Zidi pour son film Banzai, en n’oubliant pas les curieux solos de violon ou de flûte orientale qui jalonnent le morceau. Sinon le film était marrant, un peu.

8. La chèvre
Comme dirait Vincent Perrot, une musique peut ressembler à un acteur. C’est pour ça que désormais, chaque fois que j’entends une flûte de pan, je ne peux m’empêcher de penser au visage jovial et épanoui de Pierre Richard dans La Chèvre, excellentissime film de Francis Veber.

9. Inspecteur La Bavure
Je n’ai pas grand chose à dire sur la BO de cette oeuvre de Claude Zidi (encore lui), donc je vais plutôt parler du film, que je n’ai pas vu depuis longtemps d’ailleurs ; mais je me souviens très bien qu’au début Depardieu est brun et il a une moustache et comme c’est un méchant il change de visage pour ne pas se faire griller et devient le Depardieu avec la tête que l’on connaît (blond et sans moustache) et personne ne le reconnaît alors que quand même la différence est assez faible. Et sinon il y a aussi Coluche dans le film. Film sympa, au demeurant.

10. Le grand blond avec une chaussure noire
Celle-là je trouve que tout le monde l’a assez entendue mais je l’aime quand même. Je conseillerais néanmoins à mes chers lecteurs de jeter une oreille du côté des bandes originales du Jouet, du Distrait, de Je suis timide mais je me soigne… Ou mieux, de s’acheter le coffret en deux volumes (bientôt 3) de l’intégrale des BO de Vladimir Cosma. Ou mieux, de me l’offrir pour Noël. Vous ne le regretterez pas.