Florilège des artworks d’albums de groupes qui s’en tiennent à une charte graphique stricte et bien définie pour leurs artworks d’albums

 

J’aime bien les groupes qui affichent une certaine psychorigidité dans la conception de leurs pochettes d’albums. Un logo, une graphie particulière, un objet fétiche ou des petits détails qui restent au fil de la discographie, je trouve ça joli et cohérent. Donc j’ai essayé de faire une petite liste des groupes qui respectent ce genre de charte graphique.

Et voilà :

C’est beau non ?

On prend les mêmes et on recommence : la longue tradition de la suite dans le cinéma d’humour français

Dans le cas du film de comédie, s’il y a une idée qui fonctionne à chaque fois, c’est bien le coup de la suite. Quand on sait qu’un film a fait cinq millions d’entrées, on peut décemment considérer que les spectateurs seront plutôt enclin à s’en offrir une seconde fournée et que l’opération s’avérera lucrative en toute circonstance.

Les suites au plus grand potentiel sont évidemment celles des franches comédies populaires. En effet, quand personne ne meurt à la fin, c’est tout de suite plus pratique de torcher une suite sans trop de difficulté. Pourtant dans tous les cas, la même question se pose : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir leur raconter, à ces cons ? Et là, plusieurs stratégies s’opposent :

1. La stratégie de continuation : on prend les mêmes et on raconte la suite, vraiment
L’idée est de reprendre l’histoire là où elle s’est arrêtée, la difficulté étant de déclencher un événement relançant le fil dramatique d’une intrigue qui est censée s’être bel et bien conclue. En 1977, un an après Un éléphant ça trompe énormément, Jean Rochefort, Claude Brasseur, Guy Bedos et Victor Lanoux rempilaient pour Nous irons tous au paradis. Au final, on sent à travers ces deux épisodes plutôt réussis une vraie évolution dans les rapports entre les personnages. Les deux films ont d’ailleurs chacun reçu plusieurs nominations aux Césars (preuve au passage que l’académie des Césars a toujours récompensé les BONNES comédies à leur juste valeur (prends-toi ça Dany Boon)).

Quant à La vérité si je mens !, on y racontait l’ascension d’un chômeur qui gravit les échelons dans un milieu qui semble prompt à le rejeter. La vérité si je mens 2 l’intègre dans un nouveau dispositif qui ne l’oppose plus aux personnages qu’il rencontre, ce qui insuffle un vrai renouveau à la série.

2. La stratégie feignasse : on prend les mêmes et on fait tout pareil
Au contraire de son prédecesseur, La vérité si je mens 3 nous offre quasiment la même intrigue, à base de problèmes de fric et d’arnaques à la Ocean’s Eleven. Si on éprouve un certain plaisir à retrouver certains personnages qui nous ont marqués (toujours admirablement campés par Gilbert Melki, José Garcia ou Gladys Cohen) on a tout de même un peu l’impression d’avoir déjà ri aux mêmes blagues, déjà assisté aux mêmes situations, et disons-le, déjà vu le même film.

Même erreur chez Onteniente et Dubosc pour Camping 2 qui en se contentant de remplacer le personnage de Lanvin par celui d’Anconina et de recycler quelques bonnes blagues du premier volet, font état de leur paresse insigne qui se ressent cruellement tout au long de leur insupportable film.

3. La stratégie d’extension : on prend les mêmes, et on en ajoute d’autres
Vous avez un duo ou une team qui marche ? Voyez plus loin, essayez d’étendre le champ de comédie en posant de nouveaux pions sur votre plateau comique. Bien que les suites soient souvent l’occasion de croiser de nouveaux personnages plus ou moins intéressants (l’intégration de Cyril Hanouna dans la team de La vérité 3 est d’ailleurs plutôt concluant), c’est assez rare qu’ils influent directement sur l’intrigue.

C’est pourtant l’idée qu’a eu Claude Zidi en 1989, cinq ans après les Ripoux, dans Ripoux contre Ripoux (qui épouse par ailleurs avec brio la stratégie numéro 1). Il adjoint à son tandem Noiret / Lhermitte une doublette improbable Guy Marchand / Jean-Pierre Castaldi qui permet à son second film d’emprunter une direction toute nouvelle en se servant des nouveaux personnages comme de véritables bad guys, éléments-clés de l’intrigue.

4. La stratégie du déplacement : on prend les mêmes, mais ailleurs
Vous écrivez une suite et vous n’avez pas d’idée ? Est-ce que vous avez pensé à parachuter vos personnages dans une situation inédite ? Parfois, cela peut se révéler intéressant pour aider à relancer la machine. Mais attention, ne faites surtout pas l’erreur de croire qu’il s’agit là d’une condition suffisante pour torcher votre sequel.
Tout le monde n’a pas le génie de la team Splendid de la fin des années 70. Ils avaient alors décidé de faire du ski dans les Alpes, mais auraient tout aussi bien pu jouer à la roulette à Macao ou chasser le buffle dans la Savane ; dans ce bijou d’inventivité comique qu’est le deuxième volet des Bronzés, la montagne n’est qu’un prétexte pour imaginer les situations et les dialogues les plus drôles.

Beaucoup moins créatifs, c’est sous nos regards affligés que Les randonneurs de Philippe Harel ou les jet-setteurs d’Onteniente se sont retrouvés à noyer leur dignité dans les piscines de Saint Tropez ou d’Ibiza. Quant aux Sous-doués en vacances, on pourra relativiser la nullité du film en arguant que ceux qui avaient vu le premier savaient à quoi s’attendre.

5. La stratégie nostalgique : on prend les mêmes, vingt ans plus tard
Dans le cinéma, une carrière est faite de hauts et de bas. Dans les années 2000, on peut considérer que Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot ou autres Marianne Chazel se trouvaient plutôt en bas. Dans cette situation, l’idée de génie pour faire dix millions d’entrées est évidemment de se retourner vers le passé glorieux qui fit accoucher cette joyeuse bande de trois des plus grandes comédies françaises de tous les temps.

Mais finalement le problème est le même que si Jean-Louis Aubert décidait de reformer Téléphone pour faire un nouvel album : il serait forcément moyen, en tout cas moins bon que ceux, insurpassables, des années 80. Même si elle ne le sait pas, la France n’a pas vraiment envie de voir Téléphone réformé. La déception serait inévitable.

Par extension, on peut affirmer sans aucun doute que personne n’avait envie de voir Jean-Claude Dusse et Popeye Lespinasse en quinquagénaires bedonnants et attardés, tout comme on se serait bien passé de découvrir ce qu’est devenu le bébé de Trois hommes et un couffin 18 ans après. Il faut bien le talent d’un Philippe Noiret (même flanqué de Lorant Deutsch) pour que ce genre de late-sequel ait une chance de n’être pas totalement catastrophique (Ripoux 3).

6. La stratégie de renouvellement : on prend les mêmes, mais on fait un autre film
Souvent le succès et la qualité d’un film dépend d’une harmonie assez simple entre un réalisateur et un tandem d’acteurs inédit. En 1981, un heureux concours de circonstances réunissait Pierre Richard et Gérard Depardieu pour La chèvre, un des films les plus drôles de Francis Veber (dont les premiers choix étaient pourtant Jacques Villeret et Lino Ventura).

La symbiose est complète et Veber tournera deux autres chefs-d’oeuvre (Les compères, Les fugitifs) avec son duo de choc, dont les thèmes radicalement différents se recoupent sous l’antagonisme de deux personnages dont on retrouve les mêmes caractéristiques dans les trois films. Pierre « Perrin/Pignon » Richard, le gentil con malchanceux (ou dépressif) et Gérard « Campana/Lucas » Depardieu, le péteur de gueules au bon fond.

Même combat pour le trio De Funès / Bourvil / Oury et leurs presque 30 millions d’entrées pour le mythique dyptique CorniaudGrande vadrouille. Malheureusement ce genre de trios complémentaires se fait rare.

7. La stratégie du reboot : on prend pas vraiment les mêmes, mais on reprend tout à zéro
Difficilement applicable à autre chose qu’une adaptation de BD, cette stratégie prend tout son sens dans le cas d’Astérix. Depuis maintenant trois films, la tradition est d’opérer un simple reboot à chaque nouvelle mouture, qui se traduit par un changement de scénariste, de réalisateur et d’interprètes pour la plupart des personnages. Cela peut être une réussite, notamment quand Alain Chabat parvient à imprimer son propre style à sa revisitation de l’oeuvre (Astérix 2) ou un échec total quand l’objectif principal semble consister à surpasser le prédécesseur avec force effets spéciaux et caméos imbéciles (Astérix 3).

8. La stratégie mondialiste : on prend les mêmes, et on les fourgue aux amerloques
La stratégie de la lose. Tenter d’exporter aux USA ce qui a marché en France, avec les mêmes acteurs. Ça donne Les Visiteurs en Amérique, navet exceptionnel faisant suite au déjà pas terrible Les Visiteurs 2. Finalement, le portage américain n’a marché ni en France, ni aux Etats-Unis. Quitte à exporter l’humour français, les Américains préfèrent voir des tronches connues, même si ça ne marche pas beaucoup mieux (Trois fugitifs avec Nick Nolte et Martin Short, Taxi avec Queen Latifah, Trois hommes et un bébé avec Tom Selleck, et bientôt LOL avec Demi Moore et Miley Cyrus).

Allez. Maintenant que vous savez tout, votre mission est d’imaginer une suite à Intouchables. Je prends les suggestions en commentaires.

Bilan musique 2011 : mes mini-tops de l’année

Hop hop hop, y a pas de raisons que je le fasse pour le cinéma et pas pour la musique, donc voilà le meilleur et le pire de ce que j’ai écouté cette année. Et pour vous récompenser, à la fin, vous aurez droit à une petite playlist Spotify (si vous n’avez pas Spotify, téléchargez-le, bon sang). Joyeux réveillon.

Les albums de l’année
1. Housse de Racket – Alesia
2. Siriusmo – Mosaik
3. Digitalism – I love you dude
4. Danger Mouse & Daniele Luppi – Rome
5. Justice – Audio Video Disco
6. Discodeine – Discodeine
7. Gonzales – The unspeakable Chilly Gonzales
8. Sebastian – Total
9. The Shoes – Crack my bones
10. Turzi Electronic Experience – Education
11. Battles – Gloss drop
12. Amon Tobin – ISAM
13. Gus Gus – Arabian horse
14. Fred Falke – Part IV
15. Toro y moi – Underneath the pine
16. The Field – Looping state of mind
17. Gui Boratto – III
18. Bibio – Mind Bokeh
19. The rapture – In the grace of your love
20. Metronomy – The english riviera
21. Washed out – Within and without
22. Rebotini – Someone gave me religion
23. Apparat – The devil’s walk
24. M83 – Hurry up, we’re dreaming
25. The Strokes – Angles


 

Les morceaux de l’année
1. Teenage Bad Girl feat. Illa J - Jumping Judas
2. Jupiter – Saké
3. Breakbot – Shades Of Black
4. Win Win feat. Alexis Taylor – Interleave
5. Siriusmo – Idiologie
6. Bolivard – Shaka
7. Woodkid – Iron
8. Digitalism – Just Gazin’
9. Totally Enormous Extinct Dinosaurs - Garden
10. Justice – Haimalmattack (Audio video disco hidden track)
11. Discodeine – Synchronize
12. Danger Mouse feat. Jack White – Two against one
13. Housse de Racket – Alesia
14. Battles – Futura
15. Rafale – L’animale
16. The Rapture – How deep is your love?
17. Sebastian feat. Mayer Hawthorne - Love in motion
18. Mirrors – Fear Of Drowning
19. Bibio – Feminine Eye
20. Oh Land – Wolf & I
21. Poolside – Do you believe
22. Alister – FBI
23. Neon Indian – Polish girl
24. DJ Shadow – Sad And Lonely
25. Bodies of water – One hand loves the other


 

LES MINI-TOPS

Les morceaux sympas pour s’endormir
1. Nils Frahm – Familiar
2. Dustin O’Halloran – We move lightly
3. Nicolas Jaar – Too many kids finding rain in the dust
4. Tim Hecker – The piano drop
5. Wild beasts – Lion’s share


 

Les morceaux pour faire des cauchemars
1. Africa Hi-tech – Out in the streets
2. Brigitte Fontaine & Arno – Supermarket
3. Wu Lyf – Cave song
4. Mr Oizo – Camelfuck
5. Les prêtres – Mon vieux


 

Le revival piano house 90s qui fait plaisir
1. The Rapture – How deep is your love
2. FM Belfast – Stripes
3. The Magician – I don’t know what to do
4. Daniel Solar - Needin you
5. Satin Jackets & Rocco Raimundo – This is the love


 

Le revival italo disco qui fait plaisir
1. The Swiss – Double or nothing
2. Aeroplane – In flight entertainment
3. Moullinex – Meow
4. Ichisan – Traffic jam
5. Mustang – Nebula


 

Le revival new wave qui fait plaisir
1. Cut Copy – Need you now
2. Mirrors – Fear of drowning
3. Future Islands – Balance
4. Blouse – Time travel
5. Holy Ghost – Hold my breath


 

LES GENS

Les gens avec qui on avait bien rigolé mais maintenant ça suffit, faut partir
1. Lady gaga (Born this way)
2. Björk (Biophilia)
3. Orelsan (Le chant des sirènes)
4. Arctic Monkeys (Suck it and see)
5. Didier Barbelivien (Mes préférences)


 

Les gens qui ont changé de style, et ma foi c’est plutôt convaincant
1. Justice (Audio video disco) from POST-FRENCH-TOUCH to POST-HARD-ROCK
2. Gonzales (The unspeakable Chilly Gonzales) from PIANO-SOLO to SYMPHONIC-RAP
3. Housse de Racket (Alesia) from SYNTH-POP-COOL to SYNTH-POP-CLASSE
4. Yuksek (Living on the edge of time) from HARDCORE to MAINSTREAM
5. Danger Mouse (Romefrom ENGLISH-POP to ITALIAN-WESTERN-STYLE


 

Les gens qui auraient mieux fait de pas chanter, parce qu’une voix comme ça, ça saoule
1. Ellery Robert, de Wu Lyf (Go tell fire to the mountains)
2. Björk (Biophilia)
3. Mohini Geisweiller (Event horizon)
4. Alec Ounsworth, de Clap your hands say yeah (Hysterical)
5. Gil Scott-Heron (We’re new here feat. Jamie XX) (il en est mort d’ailleurs)


 

Les vieux qui auraient mieux fait de rester à la maison jouer au rami
1. Lou Reed (Lulu)
2. Metallica (Lulu)
3. The Human League (Credo)
4. Blondie (Panic of girls)
5. William Shatner (Seeking Major Tom)


 

Les collaborations invraisemblables de l’année
1. Socalled, Enrico Macias, Katie Moore & C-Rayz Walz – U.N.L.V.D.
2. Alice Cooper & Ke$ha – What baby wants
3. Justin Bieber & Mariah Carey – All I want for christmas is you
4. Goldman, Bénabar, Souchon & Cabrel – Les filles à quoi ça sert
5. Kanye West, Otis Redding & Jay-Z – Otis


 

LA MUSIQUE DE JEUNES

Les nommés aux NRJ Music Awards que je connaissais pas bien, j’ai écouté et en fait figurez-vous que c’est pas nul
1. Martin Solveig
2. Inna Modja
3. Selah Sue
4. Katy Perry
5. Mickael Miro


 

Les nommés aux NRJ Music Awards que je connaissais pas bien, j’ai écouté et j’ai recraché mon gâteau
1. Colonel Reyel
2. Keen V
3. Sean Paul
4. Pitbull
5. Shy’m


 

LES ARTWORKS

Les artworks les plus cool
1. Vessels – Helioscope
2. Cut Copy – Zonoscope
3. Siriusmo – Mosaik
4. M83 – Hurry up, we’re dreaming
5. Jay-Z & Kanye West – Watch the throne
6. Amon Tobin – ISAM
7. Justice – Audio video disco
8. Above & Beyond – Group therapy
9. Wild beasts – Smother
10. Friendly Fires – Pala

 

Les artworks les plus laids
1. Steven Tyler – (It) feels so good
2. Lady gaga – Born this way
3. Lou reed & Metallica – Lulu
4. Planningtorock – W
5. White Denim – D
6. James Pants – James Pants
7. Yuck – Yuck
8. Coldplay – Mylo Xyloto
9. Pictureplane – Thee physical
10. Tom Waits – Bad as me

 

LE BONUS

Les meilleurs tubes de l’année de The Neutral, le meilleur groupe du monde
1. The Neutral – #
2. The Neutral – Going down
3. The Neutral – Marsquake
4. The Neutral - Cold rooms
5. The Neutral - Gloomy glitter ball


LA PLAYLIST SPOTIFY
ici

Bilan cinéma 2011 : mes mini-tops de l’année

On ne change pas une équipe qui gagne, donc j’ai décidé de faire comme l’an dernier pour dresser le bilan de cette belle année de cinéma qu’a été 2011. Je ne vous embête pas plus longtemps avec ma prose frivole, et C’EST PARTI POUR LES MINI-TOPS.

LES FILMS

Les films qu’on attendait au tournant, et qui sont EFFECTIVEMENT méga-bien
1. MELANCHOLIA, de Lars Von Trier
2. LA PIEL QUE HABITO, de Pedro Almodovar
3. POLISSE, de Maïwenn
4. TRUE GRIT, de Joel & Ethan Coen
5. MISSION : IMPOSSIBLE, PROTOCOLE FANTOME, de Brad Bird

Les films vachement bien alors que sur le papier, bof
1. THE TRIP, de Michael Winterbottom
2. FIGHTER, de David O. Russell
3. LE HAVRE, de Aki Kaurismäki
4. L’EXERCICE DE L’ETAT, de Pierre Schoeller
5. INTOUCHABLES, de Olivier Nakache & Eric Toledano

Les suites/remakes/prequels/reboots bien bien pourris de l’année
1. TRON : L’HERITAGE suite chiante de TRON (1982)
2. X-MEN, LE COMMENCEMENT prequel grotesque de X-Men (2000)
3. JOHNNY ENGLISH 2 suite logique de JOHNNY ENGLISH (2003)
4. LA PLANETE DES SINGES, LES ORIGINES prequel nul de LA PLANETE DES SINGES (1968)
5. TRANSFORMERS 3, LA FACE CACHEE DE LA LUNE suite sans intérêt de TRANSFORMERS – LA REVANCHE (2009)

Les meilleurs films en 5 lettres de l’année
1. PATER, de Alain Cavalier
2. DRIVE, de Nicolas Winding Refn
3. RANGO, de Gore Verbinski
4. SHAME, de Steve McQueen
5. 50/50, de Jonathan Levine

Les films chiants de l’année, mais chiants, houlala
1. IL ETAIT UNE FOIS EN ANATOLIE, de Nuri Bilge Ceylan
2. ATTENBERG, de Athina Rachel Tsangari
3. NI A VENDRE NI A LOUER, de Pascal Rabaté
4. NEVER LET ME GO, de Mark Romanek
5. DETECTIVE DEE, LE MYSTERE DE LA FLAMME FANTOME, de Tsui Hark

Les films où j’ai failli lâcher ma larmichette dis-donc
1. LA GUERRE EST DECLAREE (la scène où tout le monde apprend la nouvelle, putain, snif)
2. POLISSE (le gosse qui pleure pendant 4h30 dans les bras de JoeyStarr, putain, snif)
3. LES NEIGES DU KILIMANDJARO (Ariane Ascaride qui pleurniche en repassant les chemises de JP Darroussin, putain, snif)
4. INTOUCHABLES (les petits morceaux de piano tout tristes, ça marche à tous les coups, putain, snif)
5. MELANCHOLIA (cette fin du monde, mes aïeux, j’en sanglote d’émerveillement, putain, snif)

Les films devant lesquels j’ai bien dormi, ou alors j’étais à deux doigts
1. HARA KIRI, MORT D’UN SAMOURAI (pendant tout le film)
2. SUCKER PUNCH (pendant une heure environ)
3. NEVER LET ME GO (par phases de 10 minutes toutes les 20 minutes)
4. TRANSFORMERS 3, LA FACE CACHEE DE LA LUNE (au bout d’une heure, j’ai piqué du nez, alors je suis parti)
5. DETECTIVE DEE, LE MYSTERE DE LA FLAMME FANTOME (somnolence permanente)

Les titres de films les plus sots de l’année
1. LE CHAT POTTE, de Chris Miller
2. LA NOUVELLE GUERRE DES BOUTONS, de Christophe Barratier
3. LE FILS A JO, de Philippe Guillard
4. HALAL POLICE D’ETAT, de Rachid Dhibou
5. BEUR SUR LA VILLE, de Djamel Bensalah

Les comédies franchouilles plutôt pas mal de l’année
1. INTOUCHABLES, de Olivier Nakache et Eric Toledano
2. LOW COST, de Maurice Barthelemy
3. BIENVENUE A BORD, de Eric Lavaine
4. CASE DEPART, de Lionel Steketee, Fabrice Eboué et Thomas N’gijol
5. LE SKYLAB, de Julie Delpy

Les comédies franchouilles pitoyables de l’année
1. HALAL POLICE D’ETAT, de Rachid Dhibou
2. LA CROISIERE, de Pascale Pouzadoux
3. ITINERAIRE BIS, de Jean-Luc Perréard
4. HOLLYWOO, de Frédéric Berthe
5. BEUR SUR LA VILLE, de Djamel Bensalah

LES GENS

Les actrices de l’année
1. NATALIE PORTMAN (Black Swan) - mais depuis, je suis beaucoup moins amoureux d’elle
2. KRISTEN WIIG (Mes meilleures amies) - sans elle, ce film serait probablement pourri
3. CHARLOTTE GAINSBOURG (Melancholia) - la méga-classe, comme d’hab
4. SALMA HAYEK (Americano) - meilleure pole dance et meilleur petit accent mexicos de l’année
5. ARIANE ASCARIDE (Les neiges du Kilimandjaro) - plus-belle-la-vie-style mais en bien

Les acteurs de l’année
1. VIGGO MORTENSEN (A dangerous method) - best Freud ever
2. ALAIN CAVALIER (Pater) - encore meilleur que Lindon
3. STEVE COOGAN (The trip) - my new BAPF (best actor préféré forever)
4. JEAN-PAUL ROUVE (Low cost) - rôle à César, prestation à Oscar
5. OLIVIER GOURMET (L’exercice de l’état) - qu’on lui trouve un poste de ministre

Les actrices nulles de l’année
1. MARILOU BERRY (La croisière) - beau travail d’équipe avec Charlotte de Turckheim et Antoine Duléry
2. FLORENCE FORESTI (Hollywoo) - le même gag répété à l’infini pendant 1h30 (« but alors you are french ? »)
3. LEILA BEKHTI (Toi moi les autres) - en plus elle chante (mal)
4. KATERINA GRAHAM (Honey 2) - malgré une belle street-gestuelle (comme ça un peu)
5. MARIA DE MEDEIROS (Ni à vendre ni à louer) - pas aidée par ses dialogues

Les acteurs nuls de l’année
1. FRED TESTOT (Itinéraire bis) - qui prend l’accent corse pendant dix minutes, puis finalement non
2. RAMZY BEDIA (Halal police d’état) - l’accent kabyle, plus jamais ça
3. BENJAMIN BIOLAY (Pourquoi tu pleures) - qui joue comme il chante (c’est à dire, pas fort)
4. SEAN PENN (This must be the place) - mais look intéressant
5. ANDRE WILMS (Le Havre) - personnage sympathique au demeurant

Les caméos de l’année
1. JEAN-PIERRE MOCKY, dans Americano
2. JEAN-CLAUDE VAN DAMME, dans Beur sur la ville
3. STEVEN SPIELBERG, dans Paul
4. BEN STILLER, dans The Trip
5. DAVID BYRNE, dans This must be the place

Les meufs limite nervous breakdown, mais choupi quand même
1. CELINE SALLETTE (L’apollonide) nervous breakdown stade 4 – choupi rating : 9
2. EMMA STONE (Crazy Stupid Love) nervous breakdown stade 1 – choupi rating : 9
3. SALMA HAYEK (Americano) nervous breakdown stade 2 (big up Lionel Chamoulaud) – choupi rating : 8
4. KIRSTEN DUNST (Melancholia) nervous breakdown stade terminal – choupi rating : 7
5. BRIT MARLING (Another Earth) nervous breakdown stade 4 – choupi rating : 7

Les meilleurs montrages de sein, de teubi, ou de tout autre élément anatomique inhabituel
1. [j'ai pas retrouvé le nom de l'acteur], dans Bon à tirer (la scène du sauna)
2. KIRSTEN DUNST, dans Melancholia (la scène d’ouverture, en HDR et tout)
3. CELINE SALLETTE, dans L’Apollonide (tout le film)
4. MICHAEL FASSBENDER, dans Shame (dans son appart, tranquille)
5. CAREY MULLIGAN, dans Shame (sortie de douche, tranquille)

Les look les plus bath de l’année
1. TAHAR RAHIM, dans L’aigle de la neuvième légion en Na’Vi-like un peu teigneux
2. MICHAEL SHEEN, dans Tron : l’héritage en folle peroxydée
3. SEAN PENN, dans This must be the place en ersatz de Robert Smith
4. JEFF BRIDGES, dans True Grit en cow-boy borgne et barbu
5. VINCENT CASSEL, dans A dangerous method en toxicomane pervers psychotique, barbu aussi (« barbu is the new moustachu »)

Mes nouveaux réalisateurs préférés
1. LARS VON TRIER (Melancholia), après Breaking the waves, Five obstructions, Epidemic, Les idiots, et plein d’autres trucs, quand même
2. ALAIN CAVALIER (Pater) après Ce répondeur ne prend pas de messages, Le filmeur et La rencontre, quand même
3. DAVID O. RUSSELL (Fighter) après Les rois du désert et I heart Huckabees, quand même
4. MAIWENN (Polisse) après Le bal des actrices, quand même
5. MICHAEL WINTERBOTTOM (The trip) quasiment rien vu d’autre, mais quand même

Les réalisateurs qui, par contre, filent un mauvais coton
1. SOFIA COPPOLA qui nous fait SOMEWHERE, après Virgin Suicides, Lost in Translation et Marie-Antoinette, quand même
2. DOMINIK MOLL qui nous sort LE MOINE, après Harry un ami qui vous veut du bien et Lemming, quand même
3. CLINT EASTWOOD qui nous jette au visage AU-DELA, après Mystic River, Million dollar baby et Gran Torino, quand même
4. MICHEL GONDRY qui nous torche THE GREEN HORNET, après Human Nature, Eternal sunshine et L’épine dans le coeur, quand même
5. DUNCAN JONES qui nous pond SOURCE CODE, après Moon, quand même

LA ZICMU

Les bandes originales de l’année
1. Tron l’héritage (Daft Punk)
2. Le discours d’un roi (Alexandre Desplat)
3. Black swan (Clint Mansell)
4. La piel que habito (Alberto Iglesias)
5. Carnage (Alexandre Desplat)
6. Another earth (Fall on your sword)
7. Contagion (Cliff Martinez)
8. Les aventures de Tintin – Le secret de la licorne (John Williams)
9. Beginners (David Palmer, Roger Neill & Brian Reitzell)
10. A dangerous method (Howard Shore)

Les tracklists de l’année
1. La guerre est déclarée avec Laurie Anderson, Ennio Morricone, Sébastien Tellier, Jacno, Yuksek, etc.
2. The tree of life avec Bedrich Smetana, François Couperin, John Tavener, Gustav Holst, Henrik Gorecki, etc.
3. Americano avec Moderat, Georges Delerue, Paul Kalkbrenner, The Doors, Rufus Wainwright, etc.
4. Melancholia avec Richard Wagner, Richard Wagner, Richard Wagner, Richard Wagner, Richard Wagner, etc.
5. Drive avec College, Kavinsky, The Chromatics, Desire, Riz Ortolani, etc.
6. Intouchables avec Ludovico Einaudi, Earth Wind & Fire, Nina Simone, Antonio Vivaldi, Terry Callier, etc.
7. Somewhere avec Phoenix, Bryan Ferry, Sébastien Tellier, Julian Casablancas, T-Rex, Gwen Stefani, etc.
8. Polisse avec Keedz, Breakbot, Urban Species, Antonio Vivaldi, Jean-Sébastien Bach, etc.
9. Les bien-aimés avec Leos Janacek, François de Roubaix, Eileen, Anika, Foals, Everything but the girl, etc.
10. Un amour de jeunesse avec Patrick Street, Miss Kittin & The Hacker, Violeta Parra, Johnny Flynn, etc.

Top 10 des animateurs télé qui ont chanté et ne chanteront plus

En septembre dernier sortait le premier album de Christophe Hondelatte, Ou pas, dont on a appris récemment de la bouche même de l’intéressé que ce serait également le dernier. L’animateur mythique à blouson noir de Faites entrer l’accusé ne veut pas revivre le déferlement de critiques négatives qui se sont abattues sur lui, notamment dans l’émission de Laurent Ruquier, qu’il a quittée pendant son interview-supplice.

Christophe Hondelatte ne sera ni le premier ni le dernier animateur télé à avoir tenté en vain d’élargir son spectre artistique. D’autres avant lui ont essayé ; certains ont eu des problèmes, d’autres ont presque réussi à faire oublier ce passage douloureux de leur existence.

Mais moi je n’oublie jamais. Et aujourd’hui j’ai décidé de ressortir toutes ces pépites méconnues du placard à merveilles que constitue la base de données de Youtube. Et vous en faire profiter, amis lecteurs, car je sais que c’est exactement ce dont vous avez besoin en cette période de morosité automnale et pluvieuse.

 

1. Julien Lepers
« De retour de vacances, mon coeur encore y pense. »
Date du drame : 1978
Tout le monde sait (je crois) que Julien Lepers a composé quelques tubes dans les années 1980, notamment « Pour le plaisir » et « Amoureux fous » pour Herbert Léonard. On sait moins qu’il a lui-même chanté, de sa voix juvénile et nasillarde, ce tube inimitable qu’est « De retour de vacances », donnant lieu à quelques moments télévisuels mémorables, comme celui-ci, introduit par l’inénarrable Nicolas Peyrac. Si l’on oublie une gestion quelque peu hasardeuse du playback (le piano commence à jouer tout seul) et une légère perte de repères à 0:25, la prestation du jeune Lepers est enchanteresse.

 

2. Christophe Hondelatte
« Qui a dit, qui a dit, y a qu’à lui dire qu’il a une tumeur. »
Date du drame : 2011
Après avoir émerveillé le public parisien avec son spectacle « Dans ma maison tu viendras » en 2010, Christophe Hondelatte estime qu’il est temps de transformer l’essai et de sortir un album, enfin, après des années à pratiquer le violoncelle tout seul dans sa chambre comme un pauvre hère. C’est ainsi qu’il écrit, compose et interprète Ou pas (je ne ferai aucun commentaire sur le nom de cet album mais je n’en pense pas moins). Il fait agrafer les dossiers de presse par son beau-frère, les glisse dans la fente de la boîte aux lettres en bas de chez lui. Et un mois plus tard, la critique massacre le fruit d’une vie entière de réflexions musicologiques et réduit à néant ses rêves de gloire. Je vous laisse découvrir le clip de son single, Dr House, qui nous présente une vraie bête de scène, qui grimace, dodeline et fait l’amour à la caméra pendant près de 4 minutes. Il a confessé plus tard avoir été sous traitement médicamenteux lors du tournage.

 

3. Philippe Risoli
« Mais t’es bancal, drapeau rouge, t’as les abeilles. »
Date du drame : 2001
Au début du troisième millénaire, le Juste Prix s’arrête. Son animateur, Philippe Risoli, se recase sur RFM TV et y anime une émission musicale « Les copains d’abord ». En entendant tous ces tubes, une idée folle germe dans son esprit désormais libre et ouvert à toute nouvelle impulsion vitale, « et si je mettais enfin ma voix incroyable au service de la musique ». C’est donc tout naturellement que Philippe Risoli sort Autrement, un album de chansons qu’il décrit lui-même proches du style de Louis Chedid. On retrouve en effet l’influence majeure du fameux compositeur de « Anne ma soeur Anne » dans cette ôde aux bananes flambées que je vous présente ici. On appréciera également les tremolos à la Michel Berger dans certaines phrases du couplet (« ça devrait marcher, ça marche pahaha »).

 

4. Passe-partout
« Et le plus vite possib’, il faudra toutes les clés. »
Date du drame : 2005
C’est l’histoire d’un nain tout à fait épanoui dans son travail de nain. Alors le nain, il décide d’écrire une chanson sur son travail, le nain. Ensuite le nain va à Auchan, achète le Bontempi le plus cher (pour que le résultat soit quand même un peu quali) et compose une mélodie rythmée et entraînante sur lesquelles il pose sa voix de crooner, le nain. Puis le nain va sur Direct 8 et défend son morceau sous les regards médusés des animateurs de « Jeux sans enjeu », qui se targuaient cinq minutes plus tôt de prendre « la place un peu d’avant tout le monde ». Pour tout vous dire, j’avoue que j’ai très peu d’infos sur Passe-Partout mais j’ai beaucoup réfléchi sur cette personne, sa fonction dans la société (nain à la télé), et également sur cette vidéo qui est assez célèbre. Donc je vais me contenter de conclure modestement par cette remarque : un nain qui chante c’est quand même assez marrant.

 

5. Stéphane Bern
« Je t’ai pas regardé, pas vu, tu dois me prendre pour une dragonne. »
Date du drame : 2009
Avant de triompher au cinéma dans des films pornos en costumes (du moins je présume qu’il s’agit de cela au regard de cette bande-annonce), Stéphane Bern a commencé sa carrière d’artiste dans un album de chansons caritatives (ou plutôt un livre d’histoires avec des chansons, d’après ce que j’ai compris), où ses talents déclamatoires éclatent au grand jour dans un slam nommé « Le plus beau poème d’amour ». Malheureusement aucun clip n’existe pour ce beau poème, donc vous vous contenterez de ce simple lien. Courez-y, vous ne le regretterez pas.

 

AVERTISSEMENT : Pour la deuxième partie de ce top je vous laisse vous organiser pour faire vous-mêmes les commentaires drolatiques. J’ai besoin de repos, après avoir réécouté tout ça.

 

6. Noel Mamère
Date du drame : 1980

 

7. William Leymergie
Date du drame : 1984

 

8. Bernard Montiel
Date du drame : 1989

 

9. Sophie Favier
Date du drame : 1984

 

10. Dorothée & Hélène Rolles
Date du drame : 2010